Culture box #3

Pour cette troisième édition, une mini-série, un documentaire et un long métrage. Écran total !

° Chernobyl / Craig Mazin – 2019

La production de séries de ces dernières années nous offre décidément de vrais bijoux qui n’ont rien à envier au grand cinéma. Chernobyl en fait partie. Étant née en 1984, j’étais bien curieuse à propos de ce docu-fiction sur la tristement fameuse catastrophe nucléaire qui était jusqu’ici pour moi auréolée d’un mystère un peu trouble.

On est face à des personnages poignants, très travaillés, des décors méticuleusement réalistes et une ambiance aussi sublime que toxique, largement appuyée par la musique qui parait elle-même « radioactive  » ainsi que la photographie vert-de gris. La performance de Jared Harris est splendide.

Cette mini-série HBO retrace avec virtuosité l’histoire du drame et Craig Mazin réussit l’exploit de nous tenir en haleine, dans une sorte de plaisir coupable, et ce jusqu’à l’ultime épisode, en dépit d’une fin inéluctable et connue de tous. On est marqué par une grande sobriété, une grande justesse, qui permettent de comprendre cet épisode tragique sans jamais tomber dans la caricature, même quand les images sont difficiles à supporter – à ne pas mettre devant tous les yeux, donc.

Seule l’utilisation de l’anglais, à défaut du russe, nous prive selon moi d’une immersion réaliste parfaite.

° Our Planet – 2019

Our Planet est une série documentaire proposée sur Netflix en association avec WWF, et franchement, c’est une belle surprise : elle est décomposé en 8 épisodes qui traitent chacun d’un type de milieu (forêts tropicales, prairies, désert,etc…) souffrant de problématiques environnementales différentes.

Les images sont époustouflantes grâce aux moyens exceptionnels engagés (6OO professionnels mobilisés, temps de tournage sur 4 ans…) et l’aspect contemplatif du documentaire sert un discours engagé, visant à sensibiliser le spectateur à l’impact de l’humain sur la planète. J’ai aimé cet aspect pédagogique qui ne tombe jamais dans la moralisation, mais qui nous pousse à nous questionner, voire à nous responsabiliser un peu plus. Le ton est sérieux comme le sujet mais pas dénué d’humour et on aime la voix off de David Attenborough (so british) dans la version originale.

On ne peut rester insensible devant tant de beauté mise à mal par nos modes de vies, et ce documentaire a au moins le mérite de pouvoir ouvrir les yeux au plus grand nombre,à tout âge, si jamais ce n’était pas déjà fait, et franchement, ça fait du bien de voir ça sur Netflix !

° The Dead Don’t Die / Jim Jarmush – 2019

Voici un film qui a été un peu malmené par la critique. Personnellement, je n’en attendais pas grand chose, et j’y étais surtout allée pour le casting « mortel ». Mais finalement, j’y ai passé un vrai bon moment, et c’est déjà pas mal.

Forcément, Bill Murray fait bien son job et Tilda Swinton est dans son élément. Je pense que si on prend ce film au troisième degré, on peut l’apprécier. La recette qui mêle l’absurde à l’humour noir fonctionne bien pour moi. J’ai apprécié ce côté « série Z » et ce fatalisme désabusé, ce mélange geek-drôle-gore qui va parfois un peu trop loin.

En bref, n’en attendez pas un chef d’œuvre mais un bon divertissement.

Culture box #2

Pour cette deuxième édition, parlons exposition immersive, film culte et dramaturge des eighties !

° L’atelier des lumières / Van Gogh, La nuit étoilée – 2019

Latelierdeslumières-VanGoghLaNuitEtoilee

Premier passage pour moi à l’Atelier des lumières (j’avais manqué Klimt, il était temps d’y faire un tour).

Mon avis est un peu mitigé. J’ai trouvé le lieu et ce principe de Immersive Art très intéressant. On se retrouve donc en immersion au cœur de l’œuvre ce qui change totalement notre manière d’aborder le travail du peintre. Mais dans le cas de Van Gogh, j’ai trouvé l’objet un peu sous-exploité par rapport notamment à la projection suivante Japon rêvé, images du monde flottant, qui était, il me semble, plus pertinente par le travail de mise en scène plus abouti et bien plus immersif selon moi.

On a ensuite eu une troisième projection, Verse, de Thomas Vanz, une création contemporaine, axée, elle, sur le cosmos et la métaphysique que j’ai plutôt appréciée pour son ambiance.

En bref, je pense que ce concept pourrait aller un peu plus loin pour être franchement convaincant, mais qu’on peut y passer un bon moment, notamment avec des enfants.


Jusqu’au 31 décembre 2019 – plein tarif 14,50 – 38 rue Saint Maur, 75011 – Métros Saint Maur ou Père Lachaise

° E.T l’extra-terrestre / Steven Spielberg – 1982

StevenSpielberg-ET

J’ai revu E.T, ce film culte de mon enfance. Comme beaucoup de gens nés dans les années 80, j’éprouve une affection certaine pour le cinéma de Spielberg (Jurassic Park en tête bien sûr). Avec E.T, la magie opère toujours, mon regard a changé et pourtant, l’effet reste intact. La poésie est là, je me suis même surprise à verser une larme.

Les enfants sont bien sûr exceptionnels (c’est avec tendresse qu’on assiste aux début de Drew Barrymore) et la musique du grand maître John Williams joue un rôle à part entière (comme d’habitude).

Les années 80 sont à la mode et j’ai été frappée, en revoyant ce film, de voir à quel point la série Stranger Things, pour ne citer qu’elle, en faisait des citations visuelles évidentes. Ca m’a fait beaucoup de bien de me plonger directement dans les eighties autrement que par le biais de productions actuelles qui surjouent la nostalgie (même si elles sont parfois de qualité).

Un film éternel.

° Dans la solitude des champs de coton / Bernard-Marie Koltès – 1985

BernardMarieKoltes-Danslasolitudedeschampsdecoton

On reste dans les années 80 avec cette œuvre de Bernard-Marie Koltès. J’ai mis un peu de temps à entrer pleinement dans cette pièce de théâtre dite « littéraire » mais une fois le pli pris, j’ai beaucoup apprécié cette écriture visant à peindre, à travers les figures du dealer et du client, un rapport humain de marché, de deal. La pièce se concentre sur la notion de diplomatie, sur le moment qui précède le conflit final inévitable.

Les deux personnages opposés, dialoguent entre désir et répulsion dans une unique scène où se dessinent les rapports de pouvoir qui se jouent entre le client et le dealer, chacun dépendants l’un de l’autre, avec l’idée « qu’on n’inflige que les souffrances que l’on peut soi-même supporter, et que l’on ne craint que les souffrance qu’on n’est pas soi-même capable d’infliger. »

C’était la première fois que je lisait une œuvre de ce dramaturge. Je suis séduite et j’y reviendrai.

Compagnie Obrigado

Ça fait maintenant plusieurs années que le réalise des affiches pour la Compagnie de théâtre Obrigado, et c’est chaque fois un plaisir !

Cette sympathique compagnie créé des spectacles d’avant-projection poétiques pour les petits (mais ça fonctionne aussi sur les grands!)

Un grand merci à Olivier et Dan pour leur confiance !

Adobe Photoshop PDF

affiche-enpleinvol-web

Culture box #1

Pour la toute première édition de cette petite chronique culturelle, je pars donc sur une série et deux longs métrages vus récemment (NO SPOILERS). Ces trois là sont des coups de cœur absolus pour moi, une belle façon de lancer la rubrique ! J’espère que vous aimerez mes petits dessins !

° The Handmaid’s Tale / Bruce Miller

BruceMiller-Handmaidstale

Je pense pouvoir affirmer qu’il s’agit de ma série favorite ever (oui oui). Cette adaptation du roman de Margaret Atwood  de 1985 (que je n’ai pas lu), nous plonge dans une dystopie glaçante, troublante par ses similitudes avec nos sociétés contemporaines.

Artistiquement parlant, c’est assez époustouflant. Une écriture tout en finesse, un rythme parfois très lent qui personnellement me plait car il pousse à l’immersion et la contemplation. Visuellement, justement, on est subjugué par cette succession de plans tous très soignés qui ne sont pas sans nous rappeler l’œuvre de Vermeer à travers les couleurs et la gestion de la lumière.

Elisabeth Moss est incroyable de justesse dans ce tableau aussi gracieux qu’oppressant. Sa prestation la place pour moi parmi les meilleures actrices actuelles.

Tous le casting est d’ailleurs très talentueux. Je suis ravie de retrouver par exemple Alexis Bledel (Gilmore Girls) qui nous fait un come-back très réussi !

 

 

° Parasite / Bong Joon Ho – 2019

BongJoonHo-ParasiteQuel bon moment, ce film, avec ses airs de huit-clos sur fond de satire sociale. Ça coule tout seul avec sa juste dose d’étrangeté et d’humour. Ça fait même froid dans le dos par moment et on se laisse surprendre avec plaisir. Le mélange des genres (noir, humour, horreur) fonctionne à merveille.

Les comédiens sont excellents et les plans sont beaux, dans un style architectural et solennel, avec de belles compositions.

Ce film m’a donné fortement envie de voir les autres longs métrages de ce cinéaste coréen (Parasite est son 7ème). N’hésitez pas à me dire lesquels vous ont plu !

Une palme d’or plus que méritée pour Bong Joon Ho ! Courez le voir !

 

° Douleur et Gloire / Pedro Almodovar – 2019

PedroAlmodovar-DouleuretgloireCe film m’a beaucoup touchée par son authenticité. Almodovar réussit l’exploit de parler de lui-même avec une certaine distance (on ne sait pas ce qui est autobiographique ou ce qui relève de la fiction) sans jamais en faire trop. C’est un film intime et mûr. On peut le sentir sans connaître la totalité de son œuvre à mon avis.

Antonio Banderas et Pénélope Cruz sont parfaits. Encore une fois ici, j’ai été séduite par le visuel. Ces couleurs ! Ca m’a donné envie de prendre un avion pour l’Espagne au plus vite.

Là aussi, ça me donne envie de me faire la filmographie complète…

 

Et voilà ! J’espère que cet article vous aura plu. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous avez vu ces trois-là et si les dessins vous plaisent !

 

Aquarelles

Il y a quelques temps, j’ai ressorti ma boîte d’aquarelle, offerte par ma maman il y a des années. J’ai toujours été fascinée par cette technique. Quand j’étais encore en école d’art, c’était même mon médium préféré.

Ce désir de retour au papier, il traînait au fond de moi depuis un petit moment. Mais j’ai quelques problèmes de perfectionnisme qui, quand ils ne m’empêchent pas de montrer ce que j’ai produit, me bloquent carrément à la source, avant même d’avoir dessiné quelque chose. Il m’est déjà ainsi arrivé de rester bêtement devant une feuille, ou un écran, sans pouvoir créer quoique ce soit.

J’ai donc pris mon courage à deux mains et je sus allée sur le terrain qui me paraissait le plus rassurant à ce moment : petit format et sujets précis. J’ai donc opté pour de petites illustrations dîtes « scientifiques », avec deux insectes (Lucanus Cervus et Cryptocephalus Regalis) et un bipède (Platalea ajaja)

Je suis plutôt contente d’avoir obtenu ce résultat sans avoir vraiment pratiqué pendant des années. L’idée de constituer un petit bestiaire me plaît beaucoup aussi, dîtes-moi si vous aimeriez en voir plus !

Le Cryptocephalus et le Platalea sont à vendre, le lucane a été offert à un ami.

 

Culture Box : nouvelle rubrique

Me voici de retour (ne me jugez pas) après une période très (trop) intense de travail. Je n’ai pas eu le temps de souffler durant trop longtemps et j’avoue avoir frôlé le burnout. Même s’il est difficilement acceptable de se plaindre d’avoir « trop de boulot » dans le cadre incertain d’une activité freelance, il m’est quand même apparu que ce genre de période, surtout quand elle s’étale sur plusieurs mois, est néfaste à plus d’un titre.

Mais là n’est pas le sujet, me voici avec une nouvelle rubrique que j’avais envie de lancer ici depuis longtemps pour vous partager mes dernières expériences culturelles. J’ai bon espoir que le fait de les partager avec vous me pousse à être plus régulière dans ma consommation de livres, mais aussi d’expositions, de films ou de musique.

Je ne me pose pas ici en critique professionnelle, je viens simplement donner mon humble avis par rapport à mon expérience personnelle. Il s’agira d’ailleurs volontairement de courts articles.

Je me laisse aussi la liberté de créer un petit visuel selon mon inspiration et mes coups de cœur.

Je présenterai les découvertes par 2, selon quatre groupes de répartition :

  • Derniers lus pour les lectures
  • Derniers vus pour les films/videos/séries
  • Derniers entendus pour la musique
  • Derniers contemplés pour les expositions/monuments/patrimoine

J’ai choisi de les présenter deux par deux pour ne pas donner trop d’infos ou m’infliger trop de pression, tout ça doit rester un plaisir avant tout.

Il n’y aura pas de régularité, je préfère fonctionner au gré de mes envies, sans forcément tout présenter, en me concentrant plutôt sur ce que j’ai envie de dire.

Voilà, j’espère que cela vous plaira !

A bientôt

Twin Peaks tribute (suite)

Je reviens avec la suite de mes fanarts Twin Peaks. Je vous présente l’agent Dale Cooper, le Dr Jacoby et la très aimable Donna Hayward (haha).

A travers un petit sondage sur Instagram, il apparaît que vous seriez ravis de pouvoir vous procurer ces dessins sous forme de cartes postales. C’est donc prévu pour bientôt!

Merci à tous pour vos gentils mots.

Dale-cooper-julieolivi

Drjacoby-julieolivi

Donna-Hayward-julieolivi

Twin Peaks tribute

Salut les amis. Bon, j’avais simplement envie de rendre hommage à LA série, mère de toutes, Twin Peaks, par David Lynch.

Comme beaucoup, j’ai été séduite par l’ambiance et le côté décalé si particulier que personnellement j’adore chez Lynch. Culte.

Voici les quatre premiers personnages. Que des femmes pour l’instant. N’hésitez pas à partager un peu partout !

Voici Audrey Horne, Laura Palmer, Shelly Johnson et Lucy Moran :

audrey-horne-twin-peaks

 

laura-palmer-twin-peaks

 

shelly-johnson-twin-peaks

 

lucy-moran-twin-peaks

Eté psyché

C’est l’été, et l’été, on se laisse un peu aller. C’est ce que j’ai fait ces derniers temps, en lâchant totalement prise avec cette série de visuels assez psychédéliques. Et ça fait beaucoup de bien dis donc !

N’hésitez pas à partager, des tirages seront bientôt disponibles en boutique.

About Canicule :

about-canicule

About Politics :

about-politics

About Life Paradox :

about-life-paradox

About Love :

about-love

About You :

about-you

Courtney Barnett – Bataclan 2018

Comme je l’ai déjà annoncé un peu partout, j’ai eu l’honneur de réaliser l’affiche de Courtney Barnett pour son concert du 9 Juin 2018 au Bataclan (samedi dernier). Je suis vraiment touchée d’avoir été choisie, et c’était pour moi d’autant plus important que cela fait longtemps que j’ai très envie de travailler pour la musique.

L’affiche étant mon support favori (je pense que vous avez pu le remarquer dernièrement haha)et Courtney Barnett étant une artiste que j’aime particulièrement, l’exercice était incroyablement satisfaisant pour moi. Elle est sortie sérigraphiée, j’aime beaucoup le rendu en vrai !

On m’a dit que les affiches avaient fait sold out au Bataclan le soir du concert (concert de dingue d’ailleurs, j’ai adoré!). J’en ai mis une dizaine sur mon shop Etsy, mais il en reste aujourd’hui une seule, donc si ça vous plaît, ne trainez pas 😉

Voilà, j’espère que ce sera la première d’une longue série d’affiches musicales. Si vous travaillez dans la musique et que vous aimez mon travail, n’hésitez pas à me contacter !

courtney barnett - bataclan 2018