Culture box #2

Pour cette deuxième édition, parlons exposition immersive, film culte et dramaturge des eighties !

° L’atelier des lumières / Van Gogh, La nuit étoilée – 2019

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Premier passage pour moi à l’Atelier des lumières (j’avais manqué Klimt, il était temps d’y faire un tour).

Mon avis est un peu mitigé. J’ai trouvé le lieu et ce principe de Immersive Art très intéressant. On se retrouve donc en immersion au cœur de l’œuvre ce qui change totalement notre manière d’aborder le travail du peintre. Mais dans le cas de Van Gogh, j’ai trouvé l’objet un peu sous-exploité par rapport notamment à la projection suivante Japon rêvé, images du monde flottant, qui était, il me semble, plus pertinente par le travail de mise en scène plus abouti et bien plus immersif selon moi.

On a ensuite eu une troisième projection, Verse, de Thomas Vanz, une création contemporaine, axée, elle, sur le cosmos et la métaphysique que j’ai plutôt appréciée pour son ambiance.

En bref, je pense que ce concept pourrait aller un peu plus loin pour être franchement convaincant, mais qu’on peut y passer un bon moment, notamment avec des enfants.


Jusqu’au 31 décembre 2019 – plein tarif 14,50 – 38 rue Saint Maur, 75011 – Métros Saint Maur ou Père Lachaise

° E.T l’extra-terrestre / Steven Spielberg – 1982

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J’ai revu E.T, ce film culte de mon enfance. Comme beaucoup de gens nés dans les années 80, j’éprouve une affection certaine pour le cinéma de Spielberg (Jurassic Park en tête bien sûr). Avec E.T, la magie opère toujours, mon regard a changé et pourtant, l’effet reste intact. La poésie est là, je me suis même surprise à verser une larme.

Les enfants sont bien sûr exceptionnels (c’est avec tendresse qu’on assiste aux début de Drew Barrymore) et la musique du grand maître John Williams joue un rôle à part entière (comme d’habitude).

Les années 80 sont à la mode et j’ai été frappée, en revoyant ce film, de voir à quel point la série Stranger Things, pour ne citer qu’elle, en faisait des citations visuelles évidentes. Ca m’a fait beaucoup de bien de me plonger directement dans les eighties autrement que par le biais de productions actuelles qui surjouent la nostalgie (même si elles sont parfois de qualité).

Un film éternel.

° Dans la solitude des champs de coton / Bernard-Marie Koltès – 1985

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On reste dans les années 80 avec cette œuvre de Bernard-Marie Koltès. J’ai mis un peu de temps à entrer pleinement dans cette pièce de théâtre dite « littéraire » mais une fois le pli pris, j’ai beaucoup apprécié cette écriture visant à peindre, à travers les figures du dealer et du client, un rapport humain de marché, de deal. La pièce se concentre sur la notion de diplomatie, sur le moment qui précède le conflit final inévitable.

Les deux personnages opposés, dialoguent entre désir et répulsion dans une unique scène où se dessinent les rapports de pouvoir qui se jouent entre le client et le dealer, chacun dépendants l’un de l’autre, avec l’idée « qu’on n’inflige que les souffrances que l’on peut soi-même supporter, et que l’on ne craint que les souffrance qu’on n’est pas soi-même capable d’infliger. »

C’était la première fois que je lisait une œuvre de ce dramaturge. Je suis séduite et j’y reviendrai.