Bilan Juillet 2019 ° Culture Box #5

J’ai finalement décidé de faire un bilan mensuel pour la rubrique Culture Box : c’est plus simple pour moi, et ça permet de ne pas trop multiplier les posts tout en ayant une vision globale sur le mois. On inaugure avec le mois de Juillet 2019. Amusez-vous à deviner de quoi il s’agit !

°Donnie Darko / Richard Kelly – 2001

J’avais manqué cette pépite en 2001, le mal est réparé. J’ai totalement adhéré à cet univers de genres mélangés (décidément j’aime ça). C’est à la fois inquiétant et psychédélique, critique et mélancolique, c’est ce genre de film à la fin duquel on est pas tout à fait sûr d’avoir tout compris, au point qu’on aimerait le revoir tout de suite pour vérifier qu’on a pas manqué un détail crucial. Pour ne rien gâcher, c’est toujours un plaisir de retrouver Jake Gyllenhaal (sauf quand il joue le bad guy chez Marvel ha ha) et Drew Barrymore !

°Le Roi Lion / Jon Favreau – 2019

Pourquoi refaire strictement la même chose que le film d’animation (jusqu’au moindre mouvement de caméra) avec des images pseudos-réalistes ? Je n’en vois personnellement pas l’intérêt, la version culte de 1994 suffisant amplement à faire rêver des générations d’enfants. On espère que les studios Disney vont bientôt stopper cette vague de copies stériles et faire à nouveau travailler leur imagination.

°Toy Story 4 / Josh Cooley -2019

Par contre du côté de Pixar, on assure toujours autant. Quel plaisir de retrouver Woody et Buzz dans cette nouvelle aventure aux accents écolo ! Pour moi c’est un sans faute et je vous garantie une vague d’émotion nostalgique sur la fin. Pour les petits comme pour les grands.

°La Lune / Le Grand Palais – 2019

Cette exposition, je l’attendais fortement. Je ne sais pas si ce sont ces grandes attentes qui ont fait que j’ai été déçue, mais pour moi, le Grand Palais a trop survolé le sujet. Je ne dis pas qu’elle aurait du être exhaustive, mais simplement que je n’ai pas tellement adhéré à la scénographie, que j’ai trouvée trop superficielle et qui m’a laissée sur ma faim. C’est vraiment dommage car il y avait je pense beaucoup à faire avec la Lune. En sortant, on a certes vu une succession de belles œuvres mais on cherche encore l’affinité, la relation, qu’on aurait aimé tisser avec ce noble sujet.

°Big Little Lies / Liane Moriarty, Jean-Marc Vallée- 2017

Casting fort dans cette série pour laquelle je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Les actrices (Nicole Kidman, Reese Witherspoon, Laura Dern, Shailene Woodley…) sont très convaincantes dans leurs interprétations de personnages complexes et contradictoires. Des sujets difficiles (viol, violence conjugale ou parentale entre autres) y sont abordés d’une façon que je trouve juste. Vivement la saison 3 !

° True Detective S3 / Nic Pizzolatto – 2019

J’avais carrément sauté la deuxième saison tellement on m’en avait dit du mal. J’ai été déçue par cette troisième saison. J’ai eu l’impression qu’on essayait de me resservir la même chose mais en beaucoup moins bien. J’avais totalement été captivée par la première avec Woody Harrelson et Matthew McConaughey. Ici je n’ai pas vraiment réussi à entrer dans l’intrigue malgré une ambiance assez réussie. Saluons quand même Mahershala Ali qui fait bien son boulot.

°Le Paysan de Paris / Louis Aragon – 1926

J’ai beaucoup aimé ce livre. Quel plaisir de se laisser guider dans Paris par la poésie d’Aragon. C’est drôle et insolent. Mais derrière l’onirisme c’est un peu grave aussi : c’est une critique d’un capitalisme qui s’installe, qui modifie le paysage urbain, déplace les gens et leurs repères. On rêve avec Aragon dans un décor de passages et de Buttes Chaumont.

« Elles vaincront, ces puissances coalisées du pourquoi pas et du vivre quand même. Ce sera la dernière croisade de l’esprit. Pour cette bataille perdue d’avance, je vous engage donc aujourd’hui, cœurs aventureux et graves, peu soucieux de la victoire, qui cherchez dans la nuit un abîme où vous jeter. »

Culture box #3

Pour cette troisième édition, une mini-série, un documentaire et un long métrage. Écran total !

° Chernobyl / Craig Mazin – 2019

La production de séries de ces dernières années nous offre décidément de vrais bijoux qui n’ont rien à envier au grand cinéma. Chernobyl en fait partie. Étant née en 1984, j’étais bien curieuse à propos de ce docu-fiction sur la tristement fameuse catastrophe nucléaire qui était jusqu’ici pour moi auréolée d’un mystère un peu trouble.

On est face à des personnages poignants, très travaillés, des décors méticuleusement réalistes et une ambiance aussi sublime que toxique, largement appuyée par la musique qui parait elle-même « radioactive  » ainsi que la photographie vert-de gris. La performance de Jared Harris est splendide.

Cette mini-série HBO retrace avec virtuosité l’histoire du drame et Craig Mazin réussit l’exploit de nous tenir en haleine, dans une sorte de plaisir coupable, et ce jusqu’à l’ultime épisode, en dépit d’une fin inéluctable et connue de tous. On est marqué par une grande sobriété, une grande justesse, qui permettent de comprendre cet épisode tragique sans jamais tomber dans la caricature, même quand les images sont difficiles à supporter – à ne pas mettre devant tous les yeux, donc.

Seule l’utilisation de l’anglais, à défaut du russe, nous prive selon moi d’une immersion réaliste parfaite.

° Our Planet – 2019

Our Planet est une série documentaire proposée sur Netflix en association avec WWF, et franchement, c’est une belle surprise : elle est décomposé en 8 épisodes qui traitent chacun d’un type de milieu (forêts tropicales, prairies, désert,etc…) souffrant de problématiques environnementales différentes.

Les images sont époustouflantes grâce aux moyens exceptionnels engagés (6OO professionnels mobilisés, temps de tournage sur 4 ans…) et l’aspect contemplatif du documentaire sert un discours engagé, visant à sensibiliser le spectateur à l’impact de l’humain sur la planète. J’ai aimé cet aspect pédagogique qui ne tombe jamais dans la moralisation, mais qui nous pousse à nous questionner, voire à nous responsabiliser un peu plus. Le ton est sérieux comme le sujet mais pas dénué d’humour et on aime la voix off de David Attenborough (so british) dans la version originale.

On ne peut rester insensible devant tant de beauté mise à mal par nos modes de vies, et ce documentaire a au moins le mérite de pouvoir ouvrir les yeux au plus grand nombre,à tout âge, si jamais ce n’était pas déjà fait, et franchement, ça fait du bien de voir ça sur Netflix !

° The Dead Don’t Die / Jim Jarmush – 2019

Voici un film qui a été un peu malmené par la critique. Personnellement, je n’en attendais pas grand chose, et j’y étais surtout allée pour le casting « mortel ». Mais finalement, j’y ai passé un vrai bon moment, et c’est déjà pas mal.

Forcément, Bill Murray fait bien son job et Tilda Swinton est dans son élément. Je pense que si on prend ce film au troisième degré, on peut l’apprécier. La recette qui mêle l’absurde à l’humour noir fonctionne bien pour moi. J’ai apprécié ce côté « série Z » et ce fatalisme désabusé, ce mélange geek-drôle-gore qui va parfois un peu trop loin.

En bref, n’en attendez pas un chef d’œuvre mais un bon divertissement.